Dès 1925 Wehrlin expose au Salon d'Automne. Des années
30 datent de nombreux paysages parisiens, des intérieurs d'atelier,
celui de la rue Vercingétorix à Montparnasse puis celui
de Montrouge où il habite de 1934 à 1938. En 1925, Wehrlin
rencontre Germaine Dupuis qui deviendra, non seulement sa femme mais
aussi son principale modèle à l'exception de "La
Grecque" modèle plantureux et célèbre de
Montparnasse
qui, pour l'anecdote, deviendra plus tard la femme d'Arno Breker,
sculpteur officiel du 3ème Reich.
"La Grecque"
ca.1926
huile sur toile - 74x54,5 |
Nature
morte aux figues ca.1928
huile sur carton - 60x80 |
Dans l'ambiance du quartier Montparnasse, son atelier est dans la rue
Vercingétorix, Wehrlin, toutes techniques confondues, s'attaque
à tous les thèmes: portraits, nus,
scènes de maisons closes, groupes de personnes aux terrasses
des cafés,paysages parisiens, natures mortes rien ne lui échappe.
En 1932, il devient membre de la Küstlergruppe du Musée de
Winterthur où chaque année il exposera jusqu'à sa
mort.
Vue
de l'atelier de Montrouge 1936
huile sur toile 92x125
|
Atelier
"bleu" rue Vercingétorix 1930/33
huile sur toile - 99x130
|
A Montparnasse ses amis artistes sont: les sculpteurs Otto Bänninger
et sa femme Germaine Richier, Walter Linck et sa femme la céramiste
de Berne Margrit Linck-Daepp. Il visite souvent son voisin d'atelier Alberto
Giacommetti, le peintre Willy Guggenheim dit "Varlin" et le
sculpteur bernois Serge Brignoni sont ses copains de Montparnasse. A Montrouge
il sera le voisin et l'ami du peintre suisse Max Gubler.
"au
café" ca.1925
huile sur jute - 64,5x98,5 |
Vers 1930, grâce à sa rencontre avec Jacques Villon, il redécouvre
la gravure, technique à laquelle Kirchner l'avait initié
cinq ans plus tôt. Une fois de plus il ne s'attarde pas sur le numérotage
et la signature de ses tirages. Avant tout il cherche et, nombre de gravures
sont des tirages uniques, des épreuves d'artiste. Entre chaque
passage il retravaille la plaque de cuivre ou rehausse l'épreuve
d'un trait d'encre de chine.
Wehrlin attache peu d'importance aux supports sur lesquels il travaille.
Il dessine et peint sur tout ce qui se présente: enveloppes retournées,
vieux cartons, papier à en-tête, toile de sac à peine
tendue sur un châssis de fortune. Ce n'est pas par négligence
que Wehrlin travaille ainsi. Pour lui ce qui compte, avant tout, c'est
la recherche et l'expression de cette recherche. Peu importe l'avenir
de l'objet concret qu'est le tableau ou le dessin, l'important pour lui
c'est l'instant créatif.
étude
pour "La Visite"
encre sur papier |
La
Visite ca.1934
huile sur toile - 58x75
|
|